J’ai dirigé des équipes pendant plus de dix ans, dans un univers qui donne une place centrale au mot et à l’écrit. Pourtant, chaque jour, je constatais à quel point le mot n’était considéré comme important que dans du Word, du pdf, du PPT, des tas d’abréviations barbares… Mais jamais dans l’outil majeur et central qui nous servait à le véhiculer au quotidien : le mail.

 

J’ai vu des collaborateurs en détresse devant des boîtes mail saturées, frisant l’hystérie du « répondre à tous » maudit… Qui ne comprenaient pas que l’effort de sémantique qu’ils faisaient au quotidien dans leurs écrits, dans leurs rapports, leurs courriers… était d’autant plus nécessaire dans leurs mails.

 

 

Qu’une seule bonne réponse, complète et détaillée, peut éviter 4 mails en retour. Qu’une boîte mail parfois, ça se ferme. Parce que la déconnexion permet aussi l’efficacité. Que nous ne sommes pas corvéables à merci par notre outil, même si cet outil se trouve en permanence dans notre poche, même sur une plage.

 

J’ai compris, soudain, que le mail n’était pas considéré comme un « outil de travail », ce qu’il est pourtant. Qu’on n’y était pas formé, pas préparé. Que cela commençait dans notre rapport-même à notre représentation de ce qu’est un mail. Qu’il fallait reprendre les bases pour ensuite construire une communication saine, apaisée, et efficace.

 

Le mail est l’outil qui nous rend tous ambassadeurs de nos jobs, nos métiers, nos implications et nos valeurs. Qui vous rend ambassadeur de votre entreprise, votre collectif, et de votre marque.  Il est différenciant, il est marquant. S’il est vécu comme tel, il est outil de performance, de bien-être au travail, et de motivation.