Entre Jean-Michel-On-Va-Tous-Mourir et Marguerite-La-Planète-Revit-Les-Humains-Sont-Le-Mal-Restons-Confinés-Jusque-2022, on est un peu en grand écart facial du confinement. Un truc que même les plus grands gymnastes maniaco-dépressifs auraient pas osé tenter.

Lexomyl et GHB.

Mais il faut bien le reconnaître, ce Corona a quand même obligé chacun de nous à entrer en soi. A observer ses réactions, ses peurs, ses joies… bref, ses sentiments.

En Chine, les divorces ont été multiplié par 6000 en sortie de confinement. Difficile de cacher ses vrais sentiments bloqués H24 face à face. Sans tiers séparateurs, sans sorties, sans boulot, sans métro, sans alcool ou pire… AVEC de l’alcool.

Mais il y a du joli aussi… Des mots d’amour à ses enfants, à ses parents, à ses amis. Des manques évidents. Des SMS, des Whatsapp, des mails… Tout à coup, on dit. Parce qu’on ne peut plus reculer, repousser. Parce qu’on ne peut plus dire « je te raconterai devant un verre »… Que le verre soit moitié vide, ou moitié plein. Parce que demain est bien moins évident qu’il n’a été. Bien sûr, des couples ne survivront pas  à ce Koh Lanta géant. Mais d’autres vont se créer de l’absence déchirante. De l’évidence du manque. Des amitiés se renforcent, se renouent.

Des collaborations vont voir le jour, des envies de créer ensemble, des apéros géants.

On reçoit des messages qui disent « je pense à toi », « je m’inquiète pour toi », « tu es important pour moi ». Pas forcément avec ces mots-là… Parfois avec un GIF tout pourri, un article « qui pourrait t’intéresser. Il n’y a plus de raison de ne pas accepter ses sentiments. Il n’y a plus de raison de toute façon.

Confinement et sentiments.