2021, la France toute entière est soumise à la dure loi de l’empereur colonisateur réseau social.

Toute ?

Non, car un petit village Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Un village peuplé de linguistes, d’auteurs, de sémanticiens, de rédacteurs… Bref, de passionnés de mots.

Dans l’univers impitoyable des algorithmes, on voit fleurir de plus en plus de baguettes magiques promettant la publication jack pot, le Graal des Graal, le truc en plus. Ou en plume.

Bref, la licorne du like, la fée du partage.

Mais si tout le monde publiait à 18h32 le mardi, parce que monsieur l’expert en RS a dit qu’il fallait publier à 18h32 le mardi pour avoir de la visibilité, nos « murs » seraient bien blancs les 6 autres jours de la semaine, non ?

Les toboggans qui font cliquer sur le texte, les publications avec questions pour engager les lecteurs à répondre, donc commenter, donc créer des vues… Les vidéos, les GIF, et autres Tik Tok… parce que les images accrochent plus que les textes…

Si tout cela suffisait, aurait-on encore le moindre intérêt à publier sur les réseaux ? Comme disait la grande poète Céline Dion : « S’il suffisait qu’on publie avec des codes, s’il suffisait de publier… » Oui, bon, elle ne le disait peut-être pas exactement comme ça, disons que nous faisons ici une libre interprétation !

La beauté du geste est dans l’incertitude de son résultat. En communication écrite comme ailleurs. C’est ce qui nous mobilise, ce qui nous pousse à réfléchir, à nous transcender, à exceller.

Car OUI tout cela existe, fonctionne plus ou moins bien, et doit être pris en compte.

Oui le petit Jésus SEO veille sur vous et vos publications.

MAIS que serait un post sans un vrai contenu ? Une coquille vide de sens et pleine de marketing creux.

La viralité, cet objectif lune de toute publication sur les réseaux, n’est pas que petits chatons mignons et phrases d’accroche putaclik. La viralité vient avant tout et surtout du contenu.

C’est le sujet qui engage. Le propos. Le style.

Dire dans le vrai, avoir une position à défendre, une identité forte… Tout cela permet un geste aligné et surtout des textes avec du fond. Des textes qui donnent envie d’être lus, d’être partagés, relayés, recommandés. L’exaltation du clavier se ressent à la lecture. Le plaisir, l’envie, le dynamisme…