Derrière chaque bonne idée, il y a un usage dévoyé.

Et quand on dit derrière, on veut dire « après », pas « à l’origine ». Eh oui, c’est subtil la langue française, on arrête pas de le dire !

Mais donc, nous sommes ici face à une sorte de spécificité de l’humain : donnez-lui n’importe quoi, il en fera un objet de guerre, de domination, ou juste de libération du potentiel dramatiquement « ouate de phoque » de chacun.

Même le mot, si noble, si joli, si fabuleux matériau qui fait de l’Homme un animal à part… même le mot est devenu une arme. Mal utilisée souvent, qui nous tire une balle dans le pied, régulièrement, mais enfin une arme quand même, quoi. La communication écrite, ce petit bijou, ce diamant dans les mains de Camus, Coelho, et bien d’autres… redevient souvent charbon qui noircit des pages pour pas grand-chose.

Et les réseaux sociaux ne dérogent pas à la règle… biiiiiiiiiien a contraire ! Mais POURQUOI sont-ils aussi méchants ?

Facebook, arrivé en premier, a évidemment été le premier à passer de « je partage des photos de mes vacances et de mes enfants sur le pot » à la Tribune de tata Suzane qui a quand même un avis très tranché sur absolument tout, et surtout sur n’importe quoi.

C’est le fléau des réseaux : le « je-sais-tout-tisme » : je n’ai pas un avis… non… j’ai une certitude. Une conviction. La science infuse. Je suis épidémiologiste, naturopathe, médecin, psychiatre, éducateur spécialisé, cuistot, nutritionniste, prof.  Essayer de débattre sur un réseau social, d’exprimer de la nuance, d’argumenter… pardon pour la trivialité mais nous allons devoir citer ici Pierre Desproges :

« Parler à un con, c’est comme se masturber avec une râpe à fromage, beaucoup de souffrance pour peu de résultats. »

Alors, certes, nous sommes tous le con de quelqu’un, mais tout de même, reprenons-nous un peu sur Linkedin au moins, pour que ce ne soit pas si flagrant.

Parce que, par exemple, il semble que ce réseau ait été créé pour générer la rencontre professionnelle. L’échange stimulant, l’apprentissage de nos métiers. Pas la rencontre tout court, donc. Pour ça, il y a Tinder (pas tellement dévoyé, lui, plutôt satellisé !). Et pourtant, à plusieurs reprises, la messagerie privée a été utilisée pour vendre une compétence bien “privée” justement… Bien, bien privée, même ! MAIS POURQUOI ?

Il y a quand même des jours où ces réseaux semblent être une toile d’araignée, et nous de petites mouches prises au piège !

Et si on redonnait à ces vecteurs magiques de communication écrite un peu de brillance, d’éclat ?

Et si on creusait le charbon pour extraire les diamants ?